Femme autonome, une communauté forte. Interview de Madame Nzinga Godelive, Secrétaire à la Direction générale des Impôts

21juillet 2026

Thème : L’autonomisation de la femme : un levi­er de développe­ment de sa com­mu­nauté

1. Pou­vez-vous nous par­ler de votre par­cours pro­fes­sion­nel et de ce qui vous a per­mis de con­stru­ire votre autonomie ?

Madame gode­live : Mon par­cours pro­fes­sion­nel s’est con­stru­it pro­gres­sive­ment à tra­vers la for­ma­tion, l’expérience et la volon­té de tou­jours appren­dre. En tant que secré­taire à la Direc­tion Générale des Impôts, j’ai eu l’occasion de dévelop­per des com­pé­tences en organ­i­sa­tion, en com­mu­ni­ca­tion et en ges­tion admin­is­tra­tive. Cette expéri­ence m’a per­mis de gag­n­er en con­fi­ance, en respon­s­abil­ité et en indépen­dance.

2. Pour vous, que sig­ni­fie être une femme autonome aujourd’hui ?

Madame gode­live : Être une femme autonome, c’est être capa­ble de pren­dre des déci­sions, de défendre ses idées et de par­ticiper active­ment à la vie pro­fes­sion­nelle et sociale. L’autonomie ne se lim­ite pas seule­ment à l’aspect financier. Elle implique égale­ment la capac­ité à dévelop­per ses com­pé­tences, à con­naître sa valeur et à pren­dre en main son avenir.

3. En quoi votre pro­fes­sion con­tribue-t-elle à votre autonomi­sa­tion ?

Madame gode­live : Ma pro­fes­sion me per­met de met­tre mes com­pé­tences au ser­vice d’une insti­tu­tion et de dévelop­per con­tin­uelle­ment mon expéri­ence. Elle m’offre égale­ment la pos­si­bil­ité d’être indépen­dante, de pren­dre des respon­s­abil­ités et de par­ticiper aux activ­ités pro­fes­sion­nelles. À tra­vers mon tra­vail, je con­tribue aus­si, à mon niveau, au bon fonc­tion­nement de l’administration.

4. Quels sont les défis aux­quels une femme peut être con­fron­tée dans son par­cours pro­fes­sion­nel ?

Madame gode­live : Une femme peut ren­con­tr­er plusieurs défis, notam­ment les préjugés, la sous-esti­ma­tion de ses com­pé­tences ou encore la dif­fi­culté de con­cili­er les respon­s­abil­ités pro­fes­sion­nelles et famil­iales. Pour les sur­mon­ter, il faut faire preuve de courage, de pro­fes­sion­nal­isme et de per­sévérance. La com­pé­tence et le tra­vail bien fait restent des moyens impor­tants pour s’im­pos­er dans le milieu pro­fes­sion­nel.

5. Le tra­vail admin­is­tratif et le secré­tari­at peu­vent-ils con­stituer un véri­ta­ble moyen d’autonomisation pour la femme ?

Madame gode­live : Absol­u­ment. Le secré­tari­at est un méti­er qui demande de nom­breuses com­pé­tences : l’organisation, la rigueur, la dis­cré­tion, la com­mu­ni­ca­tion et la maîtrise des out­ils pro­fes­sion­nels. Une femme qui exerce ce méti­er peut évoluer, acquérir de l’expérience et accéder à d’autres respon­s­abil­ités. C’est donc un véri­ta­ble espace de développe­ment pro­fes­sion­nel.

6. Pensez-vous que les femmes dis­posent aujourd’hui de suff­isam­ment d’opportunités pour évoluer pro­fes­sion­nelle­ment ?

Madame gode­live : Les oppor­tu­nités exis­tent davan­tage qu’auparavant, mais des efforts restent néces­saires pour garan­tir une réelle égal­ité des chances. Les femmes doivent pou­voir accéder aux mêmes pos­si­bil­ités de for­ma­tion, d’emploi et d’évolution pro­fes­sion­nelle que les hommes. Toute­fois, elles doivent égale­ment croire en leurs capac­ités et oser saisir les oppor­tu­nités qui se présen­tent.

7. Com­ment une femme autonomisée peut-elle con­tribuer au développe­ment de sa com­mu­nauté ?

Madame gode­live : Une femme autonome peut con­tribuer à sa com­mu­nauté de plusieurs manières. Elle peut partager ses con­nais­sances, accom­pa­g­n­er d’autres femmes, soutenir les jeunes filles dans leur par­cours et par­ticiper aux ini­tia­tives sociales. Son expéri­ence peut devenir une source d’inspiration pour d’autres per­son­nes.

8. En tant que secré­taire à la DGI, com­ment votre tra­vail par­ticipe-t-il indi­recte­ment au développe­ment de la com­mu­nauté ?

Madame gode­live :Chaque fonc­tion au sein d’une insti­tu­tion a son impor­tance. En tant que secré­taire, je con­tribue à la bonne organ­i­sa­tion du ser­vice, à la cir­cu­la­tion de l’information et au suivi des activ­ités admin­is­tra­tives. En accom­plis­sant cor­recte­ment mes tâch­es, je par­ticipe au bon fonc­tion­nement de l’institution et, indi­recte­ment, au fonc­tion­nement de l’administration publique.

9. Selon vous, quel rôle les femmes doivent-elles jouer dans le développe­ment de leur com­mu­nauté ?

Madame gode­live : Les femmes doivent être con­sid­érées comme de véri­ta­bles actri­ces du développe­ment. Elles doivent par­ticiper aux déci­sions, aux activ­ités économiques, sociales et pro­fes­sion­nelles. Elles peu­vent égale­ment con­tribuer à l’éducation des généra­tions futures et à la recherche de solu­tions aux prob­lèmes de leur com­mu­nauté.

10. Quelles mesures pour­raient favoris­er davan­tage l’autonomisation des femmes ?

Madame gode­live : Il faudrait ren­forcer l’accès des femmes à l’éducation, à la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle et à l’emploi. Il est égale­ment impor­tant de pro­mou­voir l’égalité des chances et de val­oris­er les com­pé­tences des femmes. Les ini­tia­tives d’accompagnement, de men­torat et de ren­force­ment des capac­ités peu­vent égale­ment aider les femmes à pren­dre davan­tage con­fi­ance en elles.

11. Quel mes­sage adressez-vous aux jeunes femmes qui souhait­ent réus­sir pro­fes­sion­nelle­ment ?

Madame gode­live : Je leur con­seille de croire en elles-mêmes, de se for­mer et de ne pas avoir peur des dif­fi­cultés. Elles doivent com­pren­dre que la réus­site demande du temps, de la patience et de la per­sévérance. Il est impor­tant de ne pas se com­par­er aux autres, mais de tra­vailler chaque jour à devenir une meilleure ver­sion de soi-même.

12. Pourquoi l’autonomisation de la femme est-elle un levi­er de développe­ment de sa com­mu­nauté ?

Madame gode­live : L’autonomisation de la femme est un levi­er de développe­ment parce qu’une femme qui pos­sède des com­pé­tences, une cer­taine indépen­dance et la capac­ité de pren­dre des déci­sions peut avoir un impact posi­tif sur son entourage. Elle peut soutenir sa famille, trans­met­tre son expéri­ence et par­ticiper active­ment à la vie de sa com­mu­nauté. Lorsqu’une femme pro­gresse, elle peut égale­ment con­tribuer à faire pro­gress­er les autres autour d’elle.

Je vous remer­cie d’avoir répon­du à toutes nos ques­tions.

For­tune Mwen­da Kaban­gu / sta­giaire

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