À la rencontre d’une vendeuse de vivres frais : entre passion, défis et ambitions

Jem’ah : Bon­jour Madame. Mer­ci d’avoir accep­té de nous accorder cette inter­view. Pou­vez-vous vous présen­ter à nos lecteurs ?

Kivu­vu Isa Simone : Bon­jour. Je m’appelle Kivu­vu Isa Simone. Je suis vendeuse de vivres frais au marché Sola depuis six ans.

Jem’ah : Pourquoi avez-vous choisi ce méti­er ?

Kivu­vu Isa Simone : J’ai choisi cette activ­ité parce qu’elle me per­met de sub­venir à mes besoins et à ceux de ma famille. J’aime entre­pren­dre et être indépen­dante grâce à mon pro­pre com­merce.

Jem’ah : Quels sont les pro­duits que vous vendez le plus sou­vent ?

Kivu­vu Isa Simone : Je vends prin­ci­pale­ment des poulets de chair, des cuiss­es de poulet, du pois­son, des côtelettes, du makayabu, du maque­reau et des œufs.

Jem’ah : Com­ment sélec­tion­nez-vous vos pro­duits ?

Kivu­vu Isa Simone : Je m’approvisionne auprès de four­nisseurs de con­fi­ance et je veille à pro­pos­er des pro­duits frais et de bonne qual­ité.

Jem’ah : Qui sont vos prin­ci­paux clients ?

Kivu­vu Isa Simone : Ce sont prin­ci­pale­ment des femmes, des jeunes filles, mais aus­si quelques hommes.

Jem’ah : Quelles sont les prin­ci­pales dif­fi­cultés que vous ren­con­trez dans votre activ­ité ?

Kivu­vu Isa Simone : Les coupures d’électricité, les rup­tures de stock, la hausse des prix et la baisse du pou­voir d’achat de la clien­tèle.

Jem’ah : Com­ment faites-vous face à la con­cur­rence ?

Kivu­vu Isa Simone : Je mise sur le respect des clients, la cour­toisie, la sincérité et la qual­ité de mes pro­duits.

Jem’ah : Quels sont les critères les plus impor­tants pour vos clients ?

Kivu­vu Isa Simone : Ils regar­dent d’abord le prix, puis la fraîcheur des pro­duits.

Jem’ah : À quelles péri­odes recevez-vous le plus de clients ?

Kivu­vu Isa Simone : Générale­ment les lundis, les mardis et les ven­dredis, selon les péri­odes.

Jem’ah : Les prix changent-ils sou­vent ? Pourquoi ?

Kivu­vu Isa Simone : Oui. Ils vari­ent en fonc­tion de l’offre, de la demande et de la disponi­bil­ité des pro­duits.

Jem’ah : Quelles amélio­ra­tions souhai­teriez-vous voir dans votre secteur d’activité ?

Kivu­vu Isa Simone : J’aimerais que l’approvisionnement en élec­tric­ité soit plus sta­ble et que les impôts et tax­es soient allégés.

Jem’ah : Quels con­seils don­ner­iez-vous à une per­son­ne qui souhaite se lancer dans ce com­merce ?

Kivu­vu Isa Simone : Il est impor­tant de bien étudi­er le marché et de con­naître sa clien­tèle. Il faut égale­ment prévoir des solu­tions en cas de coupure d’électricité, comme un groupe élec­trogène ou, si pos­si­ble, un con­géla­teur solaire.

Jem’ah : Quels sont vos pro­jets d’avenir ?

Kivu­vu Isa Simone : Mon ambi­tion est d’ouvrir plusieurs boucheries afin de dévelop­per mon activ­ité.

Jem’ah : Mer­ci beau­coup pour votre disponi­bil­ité et le temps que vous nous avez accordé.

Pro­pos recueil­lis par Lin­da Bosio, sta­giaire à Jem’ah Asso­ci­a­tion.

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